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22/10/2012

Jacob Boehme (1575-1624) : l'Abîme dans lequel se tient le « Néant éternel »

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« En-dehors de la Nature, Dieu est un mystère, un Néant ; ce Rien est l'œil de l'Éternité, abîme sans fond, il contient une volonté, qui est le désir de la manifestation pour se retrouver lui-même. Cette volonté avant laquelle il n'y a rien ne peut chercher qu'elle-même et ne trouver qu'elle-même par la Nature. [...] Cette sortie est l'Esprit de la volonté, c'est un tissu, qui forme des images spirituelles dans l'infini du mystère. Cette même forme est l'éternelle Sagesse de la Divinité, la tri-unité dont nous ne pouvons connaître le fond ... »

(De la signature des choses, III, 2 s.)

 

Lien vidéo :


 

« Jacob Boehme », France Culture, Les vivants et les dieux, par Michel Cazeanve,

avec Jean-Marc Vivenza, le 12 juillet 2008.

 

 

Né en 1575 à Alt-Seidenberg, petit hameau situé près du village de Görlitz, Jacob Boehme mérite d'être considéré comme le plus surprenant et le plus profond visionnaire que les temps firent surgir au sein du large et vaste courant de l'ésotérisme chrétien. Tout en lui témoigne de ce mystère qu'il plaça en tant qu'élément central de sa doctrine, colorant la totalité de son œuvre d'une énigmatique opacité que très peu purent véritablement percer. Celui que certains n'hésitèrent pas à baptiser de « Prince des obscurs » ou le « Père de l'Eglise intérieure », a su parler de l'Abîme dans lequel se tient le « Néant éternel » avec une inexplicable science qui force l'admiration. De par ses qualités théoriques, il a d'ailleurs reçu un titre prestigieux que lui a conféré l'histoire, puisqu'il est reconnu, à présent, comme le Philosophicus teutonicus (philosophe teutonique). Il meurt le 17 novembre 1624, après avoir subi, quelques jours plus tôt, un ultime interrogatoire des autorités ecclésiastiques, rejoignant enfin l'Eternel dans son mystère.

Jean-Marc Vivenza, La Clé d'or et autres écrits maçonniques, éditions de l'Astronome (2013)

 

 

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